SOCIÉTÉ DES AMIS DE GEORGES CLEMENCEAU

MISSION

 

La Société des Amis de Georges Clemenceau a été créée après la mort de l’Homme d’Etat en novembre 1929 dans l’objet de perpétuer le souvenir et d’honorer la mémoire de Georges Clemenceau.

Elle a notamment pour mission de veiller à ce qu’il ne soit pas fait usage de la gloire et de l’action de l’illustre Président à des fins politiques ou qu’il n’eut pas approuvées.

La « Société » organise, chaque année, deux manifestations les 11 et 24 novembre :

  • le 11 novembre, une manifestation patriotique au pied de la statue de Georges Clemenceau aux Champs-Elysées à l’occasion de l’Armistice de 1918, en présence, depuis 1944, du Président de la République, des présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale, du Gouvernement représenté par le Premier ministre et les Ministres concernés ainsi que
    du Maire de Paris,
  • le 24 novembre, à l’anniversaire du jour de son décès, une manifestation plus privée au pied de son lit funèbre dans l’appartement où vécut Georges Clemenceau, 8 rue Franklin (Musée Clemenceau).

 

Pour les anniversaires plus marquants, la « Société » organise ou soutient des événements de portée nationale :

  • des expositions telles celle du cinquantenaire de son décès en 1979 à Paris au Petit Palais, celles en 2014 « Clemenceau, le Tigre et l’Asie » à Paris au Musée Guimet et « Clemenceau et les artistes modernes » à l’Historial de la Vendée,
  • des colloques quinquennaux historiques internationaux : 1979 « Clemenceau et la justice », 2004 « Georges Clemenceau et le monde anglo-saxon« , 2009 « Clemenceau et la Grande Guerre (1906-1929) », 2014 « La Pensée Politique de Georges Clemenceau ». Et en préparation pour le centenaire du Traité de Versailles en 2019 « Clemenceau et la paix calomniée (appellation provisoire) ».

Elle s’efforce aussi de remplir sa mission par des publications : « Georges Clemenceau – Discours de guerre » (par trois fois 1934 – 1968 et 2012), « Georges Clemenceau – Discours de paix » (1938), « Georges Clemenceau à son ami Claude Monet – Correspondance » (1993 et 2008) et, conjointement avec la Fondation le Musée Clemenceau, « L’Année Clemenceau » (2017), ainsi que par celles qu’elle suscite : « Georges Clemenceau – correspondance (1858/1929) » (2008), « Clemenceau au front » (2015) et le « Dictionnaire Clemenceau » (2017).

Au-delà, la Société des Amis de Georges Clemenceau a entrepris la réalisation sur trois à cinq ans de l’inventaire complet des articles publiés par Georges Clemenceau qui sont si nombreux et dans de si nombreux journaux que l’on ne dispose à l’heure actuelle que d’une estimation de leur nombre qui se situerait entre cinq et six mille.

 

A la suite au décès de Marcel Wormser, président de la Société des Amis de Georges Clemenceau, le conseil d’administration s’est réuni le 20 septembre 2021 pour renouveler son bureau et élire son nouveau Président, Guy Wormser, et sa nouvelle Vice-Présidente, Sylvie Brodziak.

 

Pour adhérer à la Société des Amis de Georges Clemenceau, merci d’envoyer votre demande au secrétariat : wormser_clemenceau@sfr.fr / 06 76 86 45 52 .

 


Communiqué de presse du 3 décembre 2021

La Société des Amis de Georges Clemenceau et la Fondation du Musée Clemenceau accueillent avec un mépris de fer tout effort fétide pour rallier à une cause xénophobe la haute figure de Clemenceau. 

Ce grand homme fut le combattant infatigable de la vocation universaliste de la France. Son patriotisme ne fut jamais d’exclusion mais au contraire, constamment, d’accueil. Il fut, fustigeant les doutes nauséabonds, le défenseur magnifique du capitaine Dreyfus et de son innocence martyrisée. Il haïssait les passions du racisme rampant, toujours prêtes à resurgir. Il combattit sans relâche toute fermeture aux cultures étrangères qui n’ont pas cessé, d’âge en âge, de nous enrichir. Il ne manqua jamais de souhaiter les accueillir avec gratitude.

Il détestait toutes les pulsions mauvaises du repli sur soi : parce qu’il jugeait que la France n’est grande que quand elle est assez sûre d’elle-même pour ne pas présenter l’image dégradante d’un égocentrisme délétère.

 

Guy Wormser, président de la Société des Amis de Georges Clemenceau

Jean-Noël Jeanneney, président de la Fondation du Musée Clemenceau


Communiqué de presse du 6 septembre 2022

Communiqué de la Société des Amis de Georges Clemenceau (*)

 

Le film « Le Tigre et le Président » nuit gravement à l’honneur de Clemenceau, au mépris de toute réalité historique.  Il se présente actuellement comme « inspiré de faits réels », ce qui rend impossible à un spectateur non averti de faire le départ entre la vérité et le faux.

La liste des principales erreurs factuelles est donnée ci-dessous mais nous souhaitons insister sur les plus lourdes et les plus diffamatoires. Clemenceau n’a évidemment jamais tenté d’empoisonner Deschanel et de le rendre fou, en dépit de ce que le film prétend explicitement. Son attitude par rapport à la présidence de la République est aux antipodes ce qui est décrit : à la suite de son renoncement en janvier 1920 après le vote défavorable d’une partie de la Chambre, il a mis le plus grand soin à ne pas interférer dans la suite de l’élection et à ne pas être considéré comme un recours. Il n’a jamais fait filmer de fausse visite au front pour la bonne raison qu’il y a passé le tiers de son temps sous de vraies bombes entre novembre 1917 et novembre 1918, ce qui aurait rendu une telle imposture parfaitement inutile. Plus grave encore, il est absurde de prétendre, comme le film le répète à satiété, suivant en cela la propagande nazie, que le Traité de Versailles serait la seule cause de la Seconde guerre mondiale (les Actes du colloque organisé en novembre 2019 sur le thème « Clemenceau et la paix », qui détaillent les recherches les plus récentes, font litière, après bien d’autres travaux historiques,  de cette sottise). Quant à l’idée que Clemenceau en tant que seul auteur du Traité -chose parfaitement farfelue- serait responsable de la mort du fils de Paul Deschanel, il n’est rien de plus absurde.

Il est clair que l’objectif de ce film est de réhabiliter l’image de Paul Deschanel – et pourquoi pas ?  L’invention d’un « méchant » pour y parvenir serait sans conséquences si c’était un personnage fictif. Mais s’agissant d’un grand homme de notre Histoire, dont il n’est certes pas question de faire un saint de vitrail mais qui figure au plus haut de la fierté nationale, le traîner ainsi dans la boue est une mauvaise action.

Guy Wormser

Président de la Société des Amis de Georges Clemenceau

(*) La Société des Amis de Georges Clemenceau a été fondée en 1930, peu après la mort de Clemenceau par Georges Wormser, dernier chef de cabinet du Tigre, à la demande de sa famille pour défendre sa mémoire et son honneur, en cas de nécessité.

 

Récapitulatif de divers manquements, plus ou moins grotesques, à la vérité historique.

1) Clemenceau serait marié avec une Anglaise prénommée Rose. Sa femme était américaine.

2) Clemenceau négocierait et signerait le traité de Versailles en tête à tête avec un Allemand.

3) Clemenceau ferait campagne à la Chambre des députés pour la présidence de la République en janvier 1920 : il s’y est toujours refusé.

4) Clemenceau continuerait ensuite à vouloir à tout prix devenir Président de la République et ne cesserait de s’y employer : il intriguerait pour remplacer Deschanel à la suite de la chute d’un train en se précipitant à Paris, en intervenant à la Chambre, en évoquant un enlèvement par les Bolchéviques. Plus tard il reviendrait précipitamment d’Amérique au moment de la démission de Deschanel, en 1920 : son voyage Outre-Atlantique est daté d’alors dans le film alors qu’il a eu lieu en réalité en 1922. Il est parti, en fait, en Égypte en septembre 1920 précisément pour éviter d’être considéré comme un recours après la démission de Deschanel.

5) Ce serait sur la recommandation expresse de Clemenceau, acte criminel, que Deschanel aurait été soigné par un médecin militaire prescrivant une drogue expérimentale (véronal dans de l’alcool) dont Clemenceau aurait eu l’occasion de constater auparavant les effets délétères sur un soldat.

6) Clemenceau se serait fait filmer, en 1920, dans une fausse scène au front avec des soldats figurant une attaque sous de faux bombardements – alors que toutes les archives filmées possibles de ses véritables et très nombreuses visites dans les tranchées étaient disponibles.

 

Pour regarder l’interview de Guy Wormser sur la chaîne HERODOTE

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Site officiel de la Fondation du musée Clemenceau à Paris

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